Paccheri à la tomate et burrata - cuisson et variantes

Maggie Gregoire .

10 juillet 2026

Délicieuse recette de paccheri avec tomates cerises, burrata crémeuse et basilic frais. Un plat coloré et savoureux.

Une assiette de paccheri réussie doit être généreuse sans devenir lourde, avec une sauce capable de se glisser dans chaque gros tube de pâte. Je propose ici une base simple aux tomates, à l’ail, au basilic et à la burrata, puis des variantes aux légumes, à la viande ou aux produits de la mer. Vous trouverez aussi les bons repères de cuisson, les quantités pour quatre personnes et les erreurs qui rendent souvent ces pâtes pâteuses ou cassantes.

Les repères essentiels pour réussir des paccheri savoureux

  • 320 g de pâtes suffisent pour 4 personnes en plat principal.
  • Prévoyez une cuisson de 12 à 14 minutes, selon la marque et la finition choisie.
  • Une sauce légèrement fluide est indispensable pour bien enrober les gros tubes.
  • Gardez au moins 150 ml d’eau de cuisson pour ajuster la liaison.
  • Les paccheri rigati accrochent mieux les sauces épaisses que les versions lisses.

Pourquoi ce gros format de pâte mérite une sauce généreuse

Originaires de Campanie, les paccheri sont de grandes pâtes courtes en forme de tube. Leur diamètre important leur permet de retenir beaucoup de sauce, de petits morceaux de légumes, de poisson ou de viande. C’est ce qui les distingue des penne, plus étroites et plus faciles à mélanger.

Je choisis généralement des paccheri rigati, dont les rainures accrochent mieux la sauce. Les versions lisses sont très élégantes dans un plat au four ou farcies, mais elles demandent une cuisson plus délicate, car elles ont tendance à glisser et à se coller entre elles.

Le format se prête particulièrement bien aux recettes méditerranéennes. Une sauce tomate bien réduite, une aubergine rôtie, quelques crevettes ou une crème de ricotta suffisent à remplir agréablement les tubes. Il faut toutefois éviter les sauces trop sèches, qui restent à l’extérieur au lieu de pénétrer dans la pâte.

La recette de base aux tomates et à la burrata

Cette version convient aussi bien à un dîner en semaine qu’à une grande table estivale près de la mer. La burrata apporte une texture crémeuse, mais je la dépose au dernier moment pour préserver sa fraîcheur et son contraste avec la sauce chaude.

Ingrédients pour 4 personnes

  • 320 g de paccheri
  • 500 g de tomates concassées ou de passata
  • 2 gousses d’ail
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive extra vierge
  • 1 petite pincée de piment, facultative
  • 1 bouquet de basilic frais
  • 150 à 200 g de burrata
  • 30 g de parmesan ou de pecorino râpé
  • Sel et poivre

Préparation

  1. Faites chauffer l’huile dans une grande poêle, puis ajoutez l’ail écrasé et le piment. Laissez parfumer 1 à 2 minutes sans colorer l’ail.
  2. Versez les tomates, salez légèrement et laissez mijoter à feu moyen pendant 20 minutes. La sauce doit épaissir tout en rester assez souple.
  3. Portez à ébullition une grande quantité d’eau salée. Pour 320 g de pâtes, utilisez environ 3,5 litres d’eau et 30 g de sel.
  4. Faites cuire les paccheri selon le temps indiqué sur le paquet, en retirant généralement 1 à 2 minutes pour terminer la cuisson dans la sauce.
  5. Transférez les pâtes dans la poêle avec une louche d’eau de cuisson. Mélangez doucement pendant 1 à 2 minutes afin que la sauce entre dans les tubes.
  6. Hors du feu, ajoutez le fromage râpé et le basilic. Servez avec la burrata déchirée à la main, un filet d’huile d’olive et du poivre.

Le résultat doit être brillant, souple et bien enrobé, jamais noyé dans le liquide. Si la sauce semble trop compacte, ajoutez l’eau de cuisson une cuillère à soupe à la fois. Elle contient de l’amidon, ce qui aide à créer une liaison plus soyeuse qu’une simple addition d’eau.

Maîtriser la cuisson sans casser les tubes

Les gros formats demandent un peu plus d’attention que les spaghetti. Utilisez une casserole haute et large, remuez délicatement dès la première minute, puis seulement de temps en temps. Une cuillère en bois ou une pince large est préférable à un geste brusque qui pourrait fendre les extrémités.

Utilisation Cuisson conseillée Point à surveiller
Avec une sauce à la poêle 1 à 2 minutes sous le temps du paquet Finir dans la sauce avec de l’eau de cuisson
Plat gratiné 2 à 3 minutes sous le temps du paquet La pâte continue de cuire au four
Paccheri farcis 3 minutes sous le temps du paquet Les garder fermes pour les manipuler

Je déconseille d’ajouter de l’huile dans l’eau. Elle empêche surtout la sauce d’adhérer correctement après égouttage. Pour éviter que les pâtes ne collent, mieux vaut les remuer pendant la cuisson et les mélanger immédiatement avec leur accompagnement.

Ne rincez pas les paccheri, sauf si vous préparez une salade froide. Pour un plat chaud, l’amidon présent à la surface est précieux, car il aide la sauce à rester accrochée aux parois et à l’intérieur des tubes.

Trois variantes qui fonctionnent vraiment

Paccheri alla Norma

Ajoutez à la sauce tomate une aubergine coupée en dés, dorée à la poêle ou rôtie au four avec de l’huile d’olive. Terminez avec de la ricotta salata, du basilic et quelques tomates cerises. Cette version sicilienne offre un bel équilibre entre le fondant de l’aubergine, l’acidité de la tomate et la mâche de la pâte.

Paccheri aux crevettes et au citron

Faites revenir rapidement 400 g de crevettes avec de l’ail, de l’huile d’olive et un peu de zeste de citron. Ajoutez-les seulement à la fin, car 2 à 3 minutes de cuisson suffisent généralement. Une sauce légère à base de tomates cerises ou de fumet réduit convient mieux qu’une crème épaisse, qui masquerait la finesse des produits de la mer.

Lire aussi : Pâtes à la stracciatella et tomates cerises, le geste clé

Paccheri farcis au ragoût

Pour une version plus festive, préparez une farce avec 300 g de bœuf haché, 150 g de ricotta, du parmesan et quelques herbes. Précuisez les pâtes, garnissez-les à la poche ou avec une petite cuillère, puis disposez-les dans une sauce tomate.

Faites gratiner le plat à 190 °C pendant 20 à 25 minutes. Cette méthode demande davantage de temps, mais elle est idéale lorsque le repas doit être préparé à l’avance. Dans ce cas, gardez la farce et la sauce un peu plus souples, car le four absorbera une partie de l’humidité.

Les erreurs qui font perdre tout l’intérêt des paccheri

La première erreur consiste à surcharger l’assiette. Le tube est déjà imposant, alors une sauce trop riche, de la crème, beaucoup de fromage et une garniture abondante peuvent rapidement donner un plat pesant. Je préfère une base aromatique nette, puis un seul élément crémeux, comme la burrata ou la ricotta.

  • Une sauce trop épaisse reste autour de la pâte. Détendez-la avec de l’eau de cuisson.
  • Une cuisson complète dans l’eau rend les tubes mous lorsqu’ils repassent dans la poêle.
  • Un feu trop vif dessèche la sauce et brûle l’ail avant qu’il n’ait parfumé l’huile.
  • Un égouttage prolongé laisse les pâtes coller entre elles. Gardez-les toujours près de la sauce.
  • Des produits de la mer trop cuits deviennent fermes. Ajoutez-les en toute fin de préparation.

Le temps indiqué sur l’emballage reste le meilleur point de départ, car l’épaisseur varie selon les fabricants. Je goûte une pâte deux minutes avant la fin annoncée, puis j’adapte selon que je la termine en sauce ou au four.

Le bon service pour garder un plat équilibré

Servez les paccheri dans des assiettes creuses préchauffées. Une portion de 80 g de pâtes sèches par personne convient pour un plat principal, mais vous pouvez descendre à 60 ou 70 g si la garniture contient de la viande, des fruits de mer ou beaucoup de fromage.

Pour accompagner ce plat, une salade de fenouil, de roquette ou de tomates apporte une note fraîche. Un vin blanc sec méditerranéen fonctionne bien avec la version aux crevettes, tandis qu’un rouge léger accompagne mieux l’aubergine ou le ragoût.

Les restes se conservent au réfrigérateur pendant 48 heures dans une boîte hermétique. Réchauffez-les doucement avec une cuillère d’eau ou de sauce tomate. Le micro-ondes peut dépanner, mais une poêle couverte à feu doux préservera davantage la texture.

Le petit détail qui transforme une recette simple

La réussite tient moins à la multiplication des ingrédients qu’à trois gestes précis. Salez correctement l’eau, gardez une partie de son amidon et finissez toujours les pâtes dans la sauce. Ces étapes donnent des paccheri fermes, brillants et réellement imprégnés de goût.

Pour une table d’été, je miserais sur tomate, basilic, aubergine et burrata. Pour un repas plus raffiné, les crevettes, le citron et quelques herbes fraîches suffisent. Dans les deux cas, servez aussitôt, car c’est encore chaud que ce grand format révèle le mieux sa texture et sa générosité.

Questions fréquentes

Comptez 320 g de paccheri, soit environ 80 g de pâtes sèches par personne pour un plat principal. Vous pouvez réduire cette quantité à 60 ou 70 g si la garniture contient beaucoup de viande, de fruits de mer ou de fromage.
Utilisez une casserole haute et large, remuez délicatement dès la première minute avec une cuillère en bois ou une pince large, puis égouttez-les sans attendre. Ne mettez pas d’huile dans l’eau et ne rincez pas les pâtes pour conserver leur amidon, sauf si vous préparez une salade froide.
Gardez au moins 150 ml d’eau de cuisson : son amidon aide à rendre la sauce plus souple et plus brillante. Ajoutez-la une cuillère à soupe à la fois lorsque la sauce est trop compacte, puis terminez la cuisson des pâtes dans la poêle pendant 1 à 2 minutes.
Vous pouvez réaliser des paccheri alla Norma avec de l’aubergine et de la ricotta salata, une version aux crevettes et au citron, ou des paccheri farcis au ragoût, à la ricotta et au parmesan. Pour les crevettes, 2 à 3 minutes de cuisson en fin de préparation suffisent généralement.
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Autor Maggie Gregoire
Maggie Gregoire
Je m'appelle Maggie Gregoire et cela fait maintenant 3 ans que je partage mes découvertes et mes réflexions sur la gastronomie et les événements côtiers méditerranéens. C'est une passion qui m'anime depuis toujours, nourrie par les saveurs ensoleillées et l'art de vivre qui caractérisent notre littoral. Mon approche consiste à décortiquer les tendances, à vérifier mes sources avec soin et à vous présenter des informations claires et accessibles, afin que vous puissiez apprécier pleinement la richesse de notre patrimoine culinaire et festif. Je m'efforce de rendre chaque article utile, précis et toujours à jour.
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